Le 18 janvier 2007 en DVD, découvrez ou redécouvrez ON VA S'AIMER, une comédie romantique de Ivan Calbérac avec Julien
Boisselier, Alexandra Lamy, Mélanie Doutey et Gilles Lellouche.
Personne n'est à l'abri d'un coup de soleil, d'un coup d'amour,
d'un coup de je t'aime. Surtout pas Laurent, le jour où il croise
la route d'Elodie. Lui qui menait jusque là une vie plutôt
tranquille, il va découvrir que pour le plaisir, on peut aussi
tout foutre en l'air et faire souffrir... En particulier Camille, celle
qu'il aime, et François, son meilleur ami.
Une comédie enchantée sur l'amour, le sexe et l'amitié.
interview
Ivan Calbérac
Le réalisateur
de ON VA S'AIMER nous parle de son film dans une interview
exclusive. Lire l'interview
Auteur de plusieurs pièces de théâtre
et courts métrages,
Ivan Calbérac réalise en 2002 son premier
long métrage,
IRENE, avec Cécile de France et Bruno Putzulu,
qui remporte de nombreuses récompenses dans différents
festivals : Prix Spécial du Jury du Festival de Cabourg,
Grand Prix du Festival de Saragosse, Prix du Public du
Festival de La Ciotat, Nomination aux César 2003 dans la
catégorie "Meilleur Premier Film"... Lire l'interview d'Ivan Calbérac
people
Les acteurs
Dans le
film ON
VA S'AIMER, les quatre personnages principaux,
François, Elodie,
Julien et Camille,
sont interprétés respectivement par Gilles
Lellouche, Alexandra
Lamy, Julien
Boissellier et
Mélanie Doutey.
Le réalisateur
Ivan Calbérac nous parle des personnages
et des acteurs.
FRANÇOIS
: C'est
le macho au coeur tendre, un peu looser, un peu bourru, qui
se dévalorise tout le temps. On l'aime spontanément
car il est un peu malheureux... Et le malheur est toujours
source d'empathie. Il possède un côté romanesque
et, en même temps,
il y a chez lui une grande part d'enfance. Cette part d'enfance
nous renvoie à la nôtre.
GILLES LELLOUCHE : Pour ce personnage,
j'ai voulu l'emmener vers un jeu épuré, le plus sobre possible.
Comme Gilles dégage spontanément quelque chose de brut et
de viril, appuyer sur son côté sensible le rendait immédiatement
attachant, créant une brèche, la conjonction de deux énergies
opposées. De cette ambivalence, j'espérais faire naître une
grande force de séduction. Lire l'interview de Gilles Lellouche
ÉLODIE : C'est la "femme
forte", celle qui prend les initiatives, autrement dit la
femme moderne, issue de 40 ans de féminisme. Et en même temps,
elle rêve d'un homme qui tranche, qui la rassure, qui la
surprenne. Elle est prise dans des contradictions qui sont
celles des femmes de son époque. Elle a envie à la fois d'être
dominante et dominée... Elle voudrait tout réussir. Et c'est,
en même temps, peut-être ce qui lui fait le plus peur.
ALEXANDRA LAMY : C'est une bourrasque,
une boule d'énergie. C'est du peps à l'état pur ! Elle est
d'une bonne humeur hallucinante. Julien Boisselier dit d'elle
que dans une journée, il y a plus de moments où elle rit
que de moments où elle ne rit pas. Et c'est vrai. Il y a
chez cette comédienne une fraîcheur, un charisme et un abattage
qu'on trouve chez les grandes actrices américaines, comme,
allons-y, n'ayons pas peur des comparaisons, Meg Ryan ou
Julia Roberts. Alexandra réussit à incarner ce côté femme
forte, et en même temps, dans les moments de détresse, je
la trouve extrêmement touchante, dans la pudeur, la retenue. Lire l'interview d'Alexandra Lamy
LAURENT : C'est un mec ambivalent (ce qui est peut-être un
pléonasme) ! Un mec qui, à un moment de sa vie, met le chaos
dans son existence pour passer à une autre étape. Il mène
une vie plutôt calme et soudain arrive une sorte de tornade
blonde qui lui retourne la tête. Sa faiblesse n'est qu'une
façade car au fond, il choisit tout ce qu'il fait. Par exemple,
je crois que lorsqu'il dit oui à Camille pour le mariage,
il a vraiment, à ce moment-là, envie de l'épouser. Car au
fond de lui, c'est elle qu'il aime. C'est comme s'il avait
besoin de mentir pour dire la vérité. Le principal enjeu
de l'écriture et de la mise en scène était qu'on ne le juge
pas, qu'on le comprenne et qu'on l'aime.
JULIEN BOISSELIER : C'est un acteur qui prépare énormément
ses rôles en amont, qui fait un gros travail en solitaire
puis ensuite avec le metteur en scène. Il travaille au mot
près, il est d'une précision d'horloger. Julien possède une
très large palette d'émotions et a, en plus, un sourire magique.
Quand il sourit, son visage s'illumine... Lire l'interview de Julien Boisselier
CAMILLE
: C'est le personnage qui semble le plus pur, le
plus romanesque. C'est une fille qui n'a pas renoncé à vivre
ses rêves. Elle est ouverte, attentive, capable de
compassion et d'aider les gens. Elle est immédiatement
touchée par la
détresse de François. Et en même temps,
il y a en elle une trace de désamour qui lui fait
choisir quelqu'un comme Laurent qui a du mal à s'engager.
Son talon d'Achille est d'avoir choisi ce garçon...
Et ce n'est pas un hasard, au contraire, c'est son dépassement.
MÉLANIE DOUTEY : Mélanie
a une cinégénie extraordinaire.
Elle a une grâce, un charme, une douceur... Elle est
naturellement douée, elle a le sens des temps comiques.
Sur le plateau, elle pose beaucoup de questions. Elle a besoin
de connaître
les motivations du personnage, les enjeux de la scène,
d'avoir une vision d'ensemble... Mais une fois que l'on dit "action",
elle y va et on comprend qu'elle a tout assimilé. Lire l'interview de Mélanie Doutey
dossier
Les rôles
secondaires
Ivan
Calbérac : "Les rôles secondaires
sont toujours d'une importance capitale, surtout dans
les comédies dites romantiques.
Ils apportent un contrepoint, une fantaisie, souvent indispensable...
Je pense notamment au colocataire de Hugh Grant dans Coup
de Foudre à Nothing Hill, ou au directeur de
l'hôtel dans Pretty Woman.
J'ai donc porté une
attention particulière à l'écriture,
puis à la distribution
de ces rôles. J'ai
auditionné plus de 80 comédiens avant de renconter
Matthieu Rozé, qui apporte
beaucoup au personnage de Raphaël... Ce
frimeur, faux macho mais vrai fragile, est servi par la sympathie
immédiate qu'inspire l'acteur.
Pour Valérie,
Mélanie Page m'a
immédiatement séduit aux essais : elle
n'essayait pas de se montrer plus intelligente que son personnage,
au contraire, elle se fondait intégralement dans celui-ci.
J'avais
vu Anne Consigny dans L'Equipier,
et nous nous étions rencontrés
peu de temps après, en prévoyant de travailler
ensemble. Je suis très heureux du chemin qu'elle a
fait depuis, c'est une actrice rare. Claire
Nebout m'a fait
l'honneur de rejoindre la distribution. Quant à Patrick
Chesnais, avec qui j'avais déjà collaboré dans
Irène, c'est un bonheur sur un plateau,
un acteur magnifique, dont le cinéma français
a besoin et son retour au premier plan me semble désormais
irrésistible
!".